Rencontre fédérale-provinciale-territoriale sur la santé : Les gouvernements des Premières Nations doivent être à la table

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L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) et la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL) trouvent totalement inacceptable que les gouvernements fédéral, des provinces et des territoires n’aient pas jugé essentiel que les gouvernements des Premières Nations parlent en leur nom sur un dossier aussi prioritaire que celui de la santé.

Même si des améliorations notables ont été réalisées au cours de la dernière décennie, plusieurs communautés continuent d’afficher des statistiques troublantes au chapitre de la santé, qu’il s’agisse de mortalité précoce, de maladies chroniques, de santé mentale, de diabète, pour ne donner que ces exemples.

« Le gouvernement fédéral semble parler des deux côtés de la bouche », a fait savoir Ghislain Picard, Chef de l’APNQL, en réaction à l’exclusion des Premières Nations de la « table des grands ». Le gouvernement fédéral vote des lois qui reconnaissent notre capacité de gouvernance et notre droit inhérent à l’autodétermination, telles que la Loi concernant la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (« Loi C-15 ») et la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (« Loi C-92 »). Or, ce même gouvernement juge que nous n’avons pas notre place aux côtés des autres gouvernements. « Nous sommes devant une contradiction flagrante, surtout dans le contexte où le gouvernement fédéral a soutenu financièrement une vaste consultation à travers tout le pays en vue de l’élaboration conjointe d’une législation autochtone sur la santé basée sur les distinctions. C’est un non-sens », a poursuivi le Chef de l’APNQL.

« Comment est-il possible de parler de transferts en santé qui nous concernent en notre absence, alors que nos peuples en sont affectés au premier chef. Nous sommes les seuls gouvernements qui possèdent les compétences requises pour présenter les défis auxquels font face nos populations dans les domaines de la santé et du mieux-être. », a déclaré Derek Montour, président du conseil d’administration de la CSSSPNQL.

Qu’elles actions les gouvernements des Premières Nations devront-ils prendre pour que la relation de gouvernement à gouvernements soit un incontournable dans toutes les décisions qui les concernent?